Youpi World Tour, le blog
  • Leslie et Chris autour du monde

The end of the road

12/07/2011

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Le premier décembre dernier, nous avons dépassé les 1 ans passés en Australie. Ca passe vite mine de rien!

Nous ne sommes pas resté longtemps a Broome. Nous avons donc entamé rapidement la traversée du Kimberley, la région la plus sauvage d'Australie. Les fans d'aventure en 4x4 utilisent parfois la Gibb River Road, une piste défoncé de plus de 650km, pour laquelle il faut être bien préparé. Ce n'est pas notre cas, nous n'avons pas de jerry-cans, peu d'expérience avec un 4x4 et aucune compétence en mécanique. Nous prenons donc la route facile, c'est à dire l'autoroute! Mais ce n'est pas si simple que ça, il fait chaud, et la fatigue nous guette. Nous faisons plus d'arrêts alors au'il n'y a pas grand chose à voir par ici. Je n'arrive pas a me souvenir combien de temps nous avons passé sur la route mais nous avons fini par atteindre le Purnululu national park. Derrière ce nom amusant se cache la chaine des Bungles Bungles, des montagnes qui se caractérisent pas leur forme arrondie et l'alternance de lichens sombres et de silice qui leur donne un "look" rayé noir et orange original. Ce parc est isolé. Pour y accéder il faut traverser 50km de piste uniquement accessible aux 4x4. Il faut également se renseigner sur l'état de la piste pour savoir si elle est praticable. Il faut enfin que le 4x4 soit suffisament surélevé car l'accès au parc implique la travrsée d'une rivièere. Rien que ça. Comme par hasard, le centre d'accueil visiteur est fermé depuis le jour de notre arrivée. C'est pas grave, nous nous lançons. Tout dabord, nous suivons les consignes et dégonflons un petit peu nos pneus pour faciliter le franchissement de certains passages. Les premiers kilomètres de pistes ne sont pas très difficiles. Au bout d'une dizaine de kilomètres, nous arrivons au point que nous redoutons un peu : la traversée de la rivière. Je vais jauger la profondeur de l'eau, et comme la saison humide n'a pas encore vraiment commencée, il n'y a qu'environ 60cm d'eau sur une quinzaine de mètres. Ca passe! Je remonte en voiture, on sert les fesses et on se lance. On sent que la voiture patine un peu dans la vase, mais on s'en sort sans problème! Après la rivière la conduite deviens un peu plus sportive. La route tourne, monte, descend. Nous traversons de grosses flaques aussi profondes que la rivière. Nous devons parfois rouler au pas pour franchir des portions de routes couvertes de grosses pierres, et de trous. Nous entendons parfois des bruits inquiétant, mais après plus de deux heures, nous arrivons enfin dans le parc. Il se fait tard, nous ne prenons donc le temps que d'aller faire un tour du côté de Echidna Chasm, une petite randonnée dns une faille de la montagne. On marche dans un canyon qui devient de plus en plus étroit. Après ça nous nous dépéchons d'aller planter notre tente pour passer la nuit. Pour le coup, nous sommes vraiment en pleine nature. Nous entendons des bruits d'animaux partout autour de nous, et des dizaines d'insectes se jettent sur notre moustiquaire. Le lendemain, nous nous dirigeons vers Cathedral Gorge. Nous arrivons enfin face à ces montagnes si atypiques. La randonnée est sympa, nous suivons le lit d'une rivière assechée jusqu'à une sorte d'amphithéatre impressionnant. Une fois de plus je regrette de ne pas avoir d'objectif grand angle sur mon appareil photo, car il est vraiment difficile de rendre l'impression que l'on perçoit ici. Après avoir passé quelque temps sur place nous reprenons la piste en sens inverse. C'est long, mais c'est la seule issue. Nous regagnons l'autoroute et prenons la direction de Kununurra, plus au Nord. A partir de là nous avons fait une étape à Katherine avant de poser nos valises à 
Darwin. 

Ici encore plus qu'ailleurs la chaleur est difficile à supporter. Nous avons passé les premiers jours en tente. Mais lorsqu'il fait plus de 26 degrés la nuit, sans vent, dormir devient difficile. Alors quand en plus un violent orage éclate en plein milieu de la nuit, nous obligeant à fuir dans la voiture, nous abandonnons et payons pour une deux nuits dans une chambre climatisée. Le pied! Mais bon, nous ne pouvons pas dépenser trop d'argent, donc le confort est de courte durée. 
Devant le peu d'offre d'emploi que l'on trouve, une autre idée nous vient à l'esprit. Pourquoi ne pas vendre le 4x4, et retourner dés maintenant à Sydney où il fait plus frais, et où j'ai plus de chance de trouver un travail de développeur? Une annonce, sur le net, quelques affichettes et voilà le 4x4 vendu à un couple de voyageurs estoniens!

On peut dire que les choses s'accéllèrent. Nous avons acheté nos billets d'avion et nous serons à Sydney vendredi matin. Nous emménageons pour quelques jours chez Greg qui nous avait déjà accueilli l'année dernière. J'ai même déjà un premier entretien vendredi après midi! Si tout se passe on pourra peut être bientôt se la couler douce :)
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Wild Wild West

11/24/2011

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A l'heure où j'écris ces lignes, nous sommes dans la chaleur moite de la nuit à Broome, au nord ouest de l'Australie. La route a été longue, très longue parfois. Et chaude, très très chaude. Le 4x4 que nous avons acheté avait un vice caché, la climatisation. Là où on nous a dit qu'il fallait juste remettre du gaz, il faut en fait changer plusieurs pièces, pour un total aux alentours de 700 euros. Et ce n'est pas prévu dans le budget. Mais plus les kilomètres s'enchainent et plus on se rend compte que c'est une équipement plus que nécessaire. Le voyage a également été très ensoleillé. Pas un nuage à l'horizon jusqu'à notre arrivé à Broome. L'été, le vrai. Ce trajet a également été pour nous la prise de conscience que l'Australie, outre les kangourous, et les koalas, c'est aussi le pays des mouches! Dès que l'on s'éloigne de la ville nous nous faisons littéralement harceler par des dizaines des mouches qui essaient de rentrer dans vos narines, vos oreilles, votre bouche ou vos yeux. C'est un gros point noir. Ça rend tellement fous que nous avons du acheter de la crème répulsives, puis des filets antimouches à porter autour de la tête! Avec ça nous avons vraiment un look pas banal.
Enfin, moi qui m'était auto-proclamer rain-maker (la faiseur de pluie), je pense pouvoir changer de nom pour le « bird killer » (le tueur d'oiseaux). Moi qui n'avait jusqu'ici tuer aucun animal avec ma voiture, j'ai percuter au moins 6 oiseaux, y compris mon préféré, le perroquet gris et rose, que j'ai aplati comme une crêpe parce que cet idiot n'a pas bougé sur la route. A part ça, j'ai du aussi piler ou faire des écarts pour éviter toute sorte d'animaux : kangourous, émeus, lézard géant, vaches...

Notre première étape nous a conduit de Cervantes à Kalbarri, et plus précisément au Kalbarri National Park. Dans ce parc, comme dans beaucoup de parcs en Australie Occidentale, il n'y a que des routes de terre. Leur état est plutôt correct, mais la surface est bosselée en permanence. Avec le 4x4, nous pouvons avancé sans trop de problème entre 60 et 80km/h, et nous ne regrettons pas d'avoir changer de véhicule. Les vans que nous croisons ne dépassent pas le 30km/h. Kalbarri est un parc aride connu pour ces gorges. Les rivières qui s'y écoulent sont très fines. Apparemment la saison humide n'a pas vraiment commencé. 
Le spot principal du parc est la Nature Window, devant laquelle tous les touristes se font prendre en photo.

La deuxième étape nous conduit 350km plus au nord à Monkey Mia au cœur de la Shark Bay, la baie des requins. Comme son nom l'indique, on y trouve des requins. Mais ce qui fait la renommée de Monkey Mia, se sont les dauphins, qui viennent au bord des plages pour recevoir des poissons gentiement fourni par les rangers du parc. C'est toujours un plaisir de voir des dauphins de si près. Leslie a eu la chance de pouvoir en nourrir un, ce qui lui fait un joli souvenir en plus. Ce jour là, nous avons également vu un tout petit dauphins de tout juste 19 jours, qui nageait déjà à toute vitesse en sautant dans tous les sens. Trop mimi. Il y a plusieurs sites à visiter au alentours, comme le petit lagon, ou encore Shell Beach, une grande plage qui n'ai recouverte ni de sable, ni de galets, mais de milliards de petits coquillages. C'est sur cette plage que nous avons pu observer notre première raie. Celles qui sont dans l'eau hein. 
Pour le logement, nous avons opter pour un camping à Denham, la seule ville du coin. Nous avions prévu de dormir dans la tente, malgré le grand vent qui ne semblait jamais s'arréter mais nous avons été vaincu par un sol dur comme du bétons. Nous avons donc passé nos premières nuits sur les sièges avants de la voiture. Et bein c'est pas top! Enfin, à tous ceux qui souhaiterais passer par Denham, nous déconseillons vivement le « Café Bakery » de la ville qui sert officiellement le plus ignoble millefeuille du monde!


Encore près de 400km de routes, et nous atteignons l'étape suivante : Carnarvon. Cette ville est connu pour ses bananes, et ses plantations fruitières en général. Il n'y a pas grand chose de spécial à dire sur cette ville. Les quelques spot touristiques sont les Blowholes (un endroit où l'eau de mer s'engouffre dans des caves sous-marines et ressort sous pression par de petits trous dans la roches, donnant ainsi naissance à des geysers), Quobba point (un site de plongé où nous sommes aller faire un peu de snorkeling, c'est à dire de la plongée avec tuba), et Rocky Pool, une piscine naturelle sur la rivière du coin. Ce dont je me souviens surtout c'est que c'est là bas que mon disque dur à grillé pour de bon, et que j'ai dû acheter un nouveau netbook, avec un clavier anglo-saxon que je hais déjà!

Étape suivante, Exmouth, à un peu moins de 400km plus au Nord. Exmouth est située sur un péninsule au Nord de la Ningaloo Reef, alias la petite barrière de Corail. Plus petite certes, mais beaucoup la préfère car elle est moins fréquentée et peut être aussi belle que sa grande sœur de la côte Est. Sur la route, nous nous sommes tout d'abord arrêté à Coral Bay, soit la partie sud de la Ningaloo Reef, et nous avons eu un premier aperçu de la beauté de cette côte. L'eau y est incroyablement cristalline. Du côté d'Exmouth, il faut se déplacer dans le Cape Range NP pour voir les plus belles choses. La première nuit nous sommes allés nous balader sur la plage dans l'espoir de voir des tortues de mer venir pondre leurs œufs dans le sable. Nous n'avons rien vu, mais des voisins français nous on dit en avoir vu 3 en restant une demi heure de plus. Dommage. Le lendemain nous nous sommes baladé dans le parc qui présente de nombreuses baies et plages, le clou du spectacle étant Turquoise Bay. La encore la nom est parfaitement bien choisi, la couleur de l'eau est magnifique. C'est un lieu connu pour le snorkeling. Nous nous équipons donc de nos masques et de nos tubas et partons explorer les eaux peu profondes qui sont protégées par la barrière de corail. Cela dit nous ne sommes protéger qu'en parti. Des requins sont susceptibles de venir nager dans ces eaux peu profondes. Ce ne sont pas les plus dangereux mais quand même... L'autre danger vient des courants qui vous emportent vers le seul passage dans la barrière de corail pour vous envoyer au large. A plusieurs reprise je me suis rendu compte que je commençais à dériver et j'ai du m'employer pour rejoindre la plage. Ça m'a un peu calmer, moi qui ne suit pas un bon nageur. Malgré ces petites sources d'inquiétudes, nous avons pu observer une multitudes de poissons, des raies, des anguilles, des mollusques géants, et... des tortues de mer géantes! Nous sommes passé à tout juste 1 ou 2 mètres d'elle. Elles ont vite pris peur mais ça nous fait plaisir de nager un peu à leur côté.

Pour l'étape suivante nous mettons les bouchées doubles et avalons 650km pour rejoindre la ville de Tom Price, qui est la porte d'entrée du Karijini National Park. La route est longue mais plutôt agréable car nous entrons dans la région du Pilbara. Et le sud ouest du Pilbara a un décors de basse montagne. Ainsi les monts de plus en plus hauts se succèdent le long de la route. Le décor rappel un peu les décors du Western américain. 
Le parc du Karijini est connu pour ses gorges et ses piscines naturelles. Le premier endroit où nous nous rendons est Oxer Lookout (le point de vue Oxer) que j'ai vu qualifier de plus impressionnant point de vue d'Australie. C'est en effet impressionnant mais ce n'est rien à mon goût en comparaison du point de vue de Junction Pool qui se trouve quelques mètres avant, et qui vous choque visuellement à chaque pas que vous faites et qui vous révèle la profondeur de la gorge au dessus de laquelle vous vous trouvez. Assurément l'une des plus fortes impressions visuelle que j'ai eu jusqu'à présent. Malheureusement c'est quelque chose qu'il est très difficile de rendre en photo,et les miennes sont plutôt ratées :/ 
Nous avons ensuite attaqués plusieurs parcours de randonnées permettant de descendre dans les gorges. La plus part des tracés étant assez escarpé, Leslie n'a pas pu me suivre partout. Et même si je me suis assez facilement frayer un passage vers le fond des gorges, les remontés se sont avérés très fatigantes. Mais ça vaut le coup, et puis il faut dire qu'en bas des gorges on perd plusieurs degrés et c'est bien agréable. Pour finir notre exploration du parc nous nous dirigeons vers Fortescue Falls. Les premières cascades que nous avons vues n'étaient pas très impressionnante car les rivières manquent d'eau. A Fortescue Falls, il y a de l'eau, ce n'est pas particulièrement spectaculaire, mais c'est très beau et paisible. D'ailleurs, à notre arrivée, il y avait une bonne dizaine de personnes qui se prélassaient sur les marches naturelles qui entoure la cascade. Nous voulons absolument nous baigner avant de partir. Nous prenons notre courage à deux mains, car des panneaux avertissent qu'il faut être en bonne condition physique car l'eau est très froide, et on se jette. Et finalement, cette eau est plus chaude que l'eau de mer. Moi qui ne m'étais jusque là baigner que dans des rivières glaciales, je suis agréablement surpris! 
Nous sommes partis satisfait du ce magnifique parc. Pour passer la nuit, nous nous sommes arrêté sur une aire de repos isolé. Une fois la nuit tombé, c'est le noir absolu, et le ciel australe nous dévoile ses merveilles. Des étoiles par millier qui scintillent comme on n'a aucune chance de les voir scintiller en ville. Pour couronner cette belle journée, nous avons la chance de voir quelques étoiles filantes :)

Le point de chute suivant était sensé être Port Hedland, 300km plus au Nord, mais le décor nous a fait fuir. Le Pilbara est une importante région minière et cette ville est une sorte de mine géante. Il y a des usines, et d'énormes engins de chantiers partout. La ville semble couverte une pellicule de poussière orange. Sur la route nous croisons dailleurs bon nombres de road trains, ces camions géants tractant plusieurs remorques (jusqu'à 5 d'après nos observations) et qui relient les mines aux villes à toutes allure. Malgré la chaleur, nous décidons de pousser encore plus de 300km pour atteindre Broome. 
Nous avons pour cela dû traverser des incendies. Il fait tellement chaud que la broussaille s'enflamme. Nous sommes arrivés à un point où plusieurs véhicules s'étaient arrêtés devant un gros nuage de fumée, ne sachant pas s'il fallait le traversé ou pas. Finalement, Une voiture de ranger passe et tout le monde se lance, sans problème au final.

Nous voici donc à Broome. Il fait très très chaud. Plus nous montons et plus nous croisons d'aborigènes. C'est assez perturbant car, en observateur extérieur nous soutenons leur cause. L'Australie était leur pays, il se sont fait colonisés, et sont resté sur le côté de la route pendant que les colons se sont développés. Mais à les voir dans les rues à vagabonder, à errer sans but, souvent sales, habillés en guenilles, souvent saoul, marchant pieds nus, on se dit qu'ils se marginalisent vraiment, ou alors qu'il y a  un gigantesque fossé culturel qu'il leur est impossible de franchir.
Les australiens n'aiment globalement pas les aborigènes, et malheureusement leur comportement ne fait rien pour inverser la tendance. 

Nous allons maintenant prendre la route de Darwin, où nous allons probablement nous poser quelques temps. Je vous laisse maintenant découvrir nos photos :

Kalbarri

Monkey Mia

Carnarvon

Exmouth

Karijini

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J'étais sur la route toute la sainte journée...

11/12/2011

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Ayé!!! Nous venons de reprendre la route qui va nous mener le long de la côte Ouest jusqu'au Nord de l'Australie. Après plusieurs jours assez stressants, entre la nécessité de trouver un 4x4 et de réussir à refourguer notre vieux van, nous avons dû courir partout.

Nous avons finalement réussi à trouver notre nouveau véhicule, un Nissan Pathfinder. Je pensais plutôt prendre une Jeep avant de me rendre compte qu'ici tout le monde s'accorde à dire que Jeep, c'est de la m****. La revente du van nous a poser quelques problèmes car, en l'état, il était vraiment très difficile à vendre. Après des baisses de prix succéssives, nous l'avons finalement vendu pour 720$. C'est très peu, mais c'est toujours ça de prit.

C'est donc ce matin, le 12 novembre, que nous avons pris la route. Ce soir, nous sommes a Cervantes, une ville côtière au bord de l'océan Indien qui se trouve à proximité du premier "spot" touristique de notre voyage : Les Pinnacles, un désert parsemé de pic rocheux. Je vous invite à découvrir tout ça en photo. En bonus, quelques photos de l'usine dans laquelle nous travaillions il y a peu!
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1 an

10/19/2011

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Ca y est, nous sommes le 20 octobre ici en Australie au moment où je publie ce post. Cela fait tout juste un an que nous avons quitté la France, ce doux pays de notre enfance. Le premier sentiment que l’on a lorsque l’on pense à cette date anniversaire, c’est la satisfaction d’avoir réussi  à voyager pendant une année complète. Cet objectif-là est atteint, même si les choses ne se sont pas toujours passées comme prévues.

Il y a un an, nous prenions l’avion avec comme première destination DubaÏ. Je peux m’en souvenir comme si c’était hier. La chaleur accablante, les hauts buildings, et nos phrases cultes prononcées en phonétique : « Burj Khalifa », « Dubaï mall » « El aboua al koutou blag » (Seul Esteban peut comprendre je pense ^-^). Dans une semaine, cela fera un an que nous avons pour la première fois mis le pied en Asie, avec un choc des cultures encore plus important. Malgré le bilan mitigé des trois semaines passées là-bas, j’ai de plus en plus envie d’y retourner. Quand je repense au coût de la vie en Thaïlande, et que je repense aux économies qu’on essayait déjà de faire à cette époque, ça me fait sourire. C’est là-bas qu’il faut claquer sa thune et vivre la grande vie ! Et si on pousse encore un peu, dans 5 semaines, cela fera un an que nous sommes en Australie.

Les plus attentifs d’entre vous auront remarqués que si nous approchons de nos un an en Australie, nous approchons également de la fin de notre visa. Cela veut-il dire que nous rentrons bientôt ?? Que nenni ! Le bon côté d’avoir passé autant de temps ici à Perth, à travailler, c’est qu’au-delà de trois mois de travail consécutifs dans un des domaines sélectionnés, nous avons la possibilité d’étendre notre visa ! Nous ne l’avons pas encore fais, mais ça ne devrait pas poser de problèmes.

Cet objectif atteint, nous avons prévu de reprendre la route début novembre. Nous avons dû repousser le départ à plusieurs reprises. Nous avions initialement prévu de quitter Perth début aout, puis nous avons repoussé, à fin aout, puis fin septembre, puis mi-octobre. Mais chaque fois, un imprévu nous à pousser à travailler davantage. Le dernier problème en date a un nom : Jean-Jacques a.k.a notre van. En Australie, les véhicules doivent être enregistrés pour avoir le droit de circuler. Cet enregistrement, que l’on appelle le Rego, s’étend de 6 moi ou un an. Nous avons réalisé que notre Rego arrivait à échéance le 20 novembre. Pour le prolonger, nous devons payer pour le durée souhaité, mais aussi passer un contrôle technique:/ et c’est là que ça se gâte. Le premier souci c’est que ce contrôle technique doit avoir lieu dans le New South Wales (Nouvelle Galles du Sud), la région de Sydney, dans la mesure où notre van est immatriculé là-bas. Je crois que nous nous trouvons actuellement le plus loin possible de Sydney, totalement à l’opposé Est-Ouest et nous n’avons aucune envie de traverser le pays rapidement juste pour ça. La solution est de faire immatriculer la voiture ici, en Western Australia (Australie Occidentale). Mais là aussi, il nous faut passer le contrôle technique. Et la mauvaise surprise c’est qu’il y a pas mal de choses à faire réparer avant que la voiture soit jugée conforme. Et de toute évidence il y en a pour plus de 2000$. Alors forcément, ça perturbe un peu notre budget déjà pas mal perturbé par mon derniers tiers d’impôt.

Pour le moment nous sommes donc dans l’attente, d’un devis du garagiste, ou d’une bonne occaz pour changer de van. J’espère que cette fois, ça ne repoussera pas le départ. D’autant que nous partons dans le Nord, en direction de Darwin. Et dans le nord, il y a deux saisons : la saison sèche et la saison humide. Et nous allons arriver au début de la saison humide. Les températures restent élevées mais le niveau d’humidité monte en flèche !

Enfin voilà quelques nouvelles, il était temps de dépoussiérer un peu ce blog. J’ai bon espoir que son activité reprenne très bientôt, alors restez à l’écoute !

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Yo!

07/13/2011

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En guise d’introduction, je me permets de lancer un appel. Il y a une personne qui commente ce blog et dont je n’arrive pas à découvrir l’identité. Alors, que « SINSIN » se dénonce ! vala…

Donc… Perth est la capitale d’état australien la plus ensoleillée. Mais à notre arrivée, nous avons essuyé 2 semaines de pluies… Et d’après tous les retours que nous avons eu, c’est plutôt étonnant et rare ! Il n’avait pas plu depuis un moment. C’est officiel, je suis… le Rain-Maker ! Heureusement, le temps s’est un peu améliorer par la suite, mais on cherche toujours l’été ! Bon, officiellement nous sommes en hiver,  mais quand même.

Nous avons un peu visité Perth.  C’est une ville agréable, qui fait penser à Sydney. Mais elle manque un petit peu d’attraction.

Nous y avons retrouvé Amandine et Albi, un couple de français que nous avions rencontré à Adélaïde. Nous avons passé une soirée ensemble dans leur appartement. C’est plutôt sympa de recroiser du monde après plusieurs mois, à des milliers de kilomètres de l’endroit initial. Chacun suit sa route.

Comme nous le pressentions, nous nous sommes remis en quête de travail. J’ai tout d’abord postuler pour un job de développeur web. Le jour de l’entretien,  Leslie m’accompagne et s’installe dans un café pendant que j’essaie de me faire embaucher. Le gérant de l’agence web me reçoit, et me demande si je veux un café. J’accepte. Et il me demande alors de le suivre, et m’emmène… dans le café où Leslie m’attend ! Sympa de passer un entretien avec sa copine à côté qui se retient de rigoler en faisant mine de ne pas me connaitre.

Au final, ça n’a rien donné. Nous avons ensuite postuler à droite à gauche, et nous avons finalement reçu un offre de la société Mundella, qui produit des fromages et des yaourts. Et voilà, nous sommes de nouveau en mode « travailleur du secteur secondaire ». Au programme, remplissage, étiquetage, emballage de pots de yaourts, et aussi énormément de nettoyage ! Comme si que c’était important l’hygiène dans le secteur alimentaire…

Nous sommes payé 1 dollar de plus par heure que dans l’usine de pomme de terre, mais nous faisons beaucoup moins d’heure : en général de 7h à 15h. Nous sommes à la pointe de la mode avec notre uniforme blanc, nos bottes en caoutchouc et notre charlotte sur la tête. Le travail est parfois un peu difficile, il y a beaucoup de chose à porter, il faut souvent se baisser, il fait froid, et il y a de l’eau partout (mais genre, vraiment partout).  Le point positif c’est que nous avons le droit d’emmener des yaourts à la maison : )  Du coup en refait le plein de calcium !

L’ambiance de travail est moins bonne qu’à l’usine de patate. Ici les employés sont quasiment tous australiens, et travaille là depuis des années. Mis à part le « chef » qui bizarrement est un allemand à l’accent prononcé. Les tâches que l’on nous donne ne sont pas très compliquées, mais certains de nos collègues arrivent à les rendre plus complexes tant ils sont bloqué dans une et une seule façon de faire les choses. Comme des robots. C’est difficile a expliquer alors, voici un extrait de la série Malcolm auquel Leslie et moi avons pensé, et qui je pense illustre bien la situation :
Comme nous nous sommes engagées pour 4 semaines au moins, nous avons jugé préférable de chercher une chambre à louer. Nous en avons trouvé une dans une maison à 20km du travail. C’est une grande maison dont la moitié nous est réservée. Nous avons donc notre propre salle de bain et nos toilettes : un must ! Nous partageons uniquement la buanderie et la cuisine. Nous payons 230$ par semaine, ce qui n’est pas trop mal ici je pense. Mais la bonne surprise, c’est que Susan, la femme qui nous loue a décidé de partir pour au moins 2 semaines en vacances à l’autre bout du pays. Nous louons donc maintenant une maison complète ! La classe !

Ça fait du bien de retrouver un peu de confort, un vrai lit, de la chaleur, une cuisine équipée, une télé ! ahhhh.

Je vous laisse avec quelques photos en vrac. 
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A Perth!

06/20/2011

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Après avoir passé deux jours à Espérance. Nous reprenons la route gentiment. Notre première destination est le parc national du Cap Le Grand. Ce cap à un nom qui sonne français, comme de nombreux site en Australie. Ils sont les vestiges du temps où les français exploraient ce nouveau monde en même temps que les anglais.
Avant d'y aller je ne connais pas grand chose sur ce parc, on y va surtout parce que c'est juste à côté. Mais on ne va pas le regretter. Pour commencer, j'allume le GPS. Et patatra! Il ne fonctionne plus... J'ai essayé de mettre à jour ces cartes la veille, et apparemment il n'a pas apprécié. J'ai essayé de le remettre d'aplomb mais rien n'y fait :/ Après avoir perdu un peu de temps, nous nous dirigeons vers le parc. Après 60Km, nous arrivons à destination. L'entrée est payante, et fixée à 11$ par véhicule. Mais il n'y a personne au guichet. Il y a juste de petite enveloppe avec un formulaire à remplir. Vous devez mettre l'argent dans l'enveloppe et la glissée dans une urne. Les autorités misent donc sur honnêteté des visiteurs. Dès que l'on s'aventure dans le parc, le paysage fait plaisir à voir. De grandes plaines avec des monts à l'horizon. Nous nous dirigeons tout d'abord vers la Hellfire Bay (la baie du feu de l'enfer ^^). Quand on s'en approche, on ne voit rien, car des arbre cache le paysage, mais une fois arrivé, on se prend une claque! C'est juste magnifique. Comme d'habitude les couleurs sont sublimes, et il n'y a quasiment personne. Nous marchons ensuite vers la Little Hellfire Bay. Le chemin n'est pas très difficile mais nous sommes rapidement essoufflés. On a perdu l'habitude apparemment. Après cette baie, un panneau indique un autre parcours qui commence par par une montée rapide sur des rochers. Je me lance, curieux de savoir ce que je verrais en haut. Et vu d'en haut, c'est beau! Mais le chemin ne semble jamais s'arrêter. Je finis par rebrousser chemin lorsque je me retrouve en haut d'une pente raide et glissante qui semble mener droit vers une falaise. Trop risqué pour moi.
Le parc propose de nombreuses autres baie, et de très beaux chemins non goudronnés qui ajoute une petite touche d'aventure. Sur un de ces chemins nous avons croisé la route d'un kangourou qui a traversé devant nous. Classique.

Le lendemain, il pleut. Nous devons décider si nous partons vers l'intérieur des terres ou si nous longeons la côte. Vers l'intérieur des terres se trouve "the wave", un grand rocher en forme de vague. Sur la côte se trouve des forêts d'eucalyptus avec un parcours en haut des arbres. Nous décidons de suivre la côte... La traversée des forets rappelle un peu ce que l'on a pu rencontrer dans le New South Wales en partant de Sydney. Nous avons donc fait le parcours dans les arbres, à 38m de haut, sur une structure métallique qui bouge. Cette petite exprience à ms à l'épreuve ma peur du vide. Et dire qu'il y a non loin d'ici un arbre de près de 70m de haut que l'on peut escalader sans assurance, et que je voulais tenter pour vaincre ma peur du vide... C'est mort, le vide, c'est définitivement pas pour moi!
En repartant, et en regardant nos cartes, je m'aperçois que nous avons manqué un site appelé "Elephant rocks" (les rochers éléphants). Nous décidons d'aller y jeter un oeil même si ça nous oblige à rebrousser chemin sur 35km. Et là encore, bonne pioche. L'endroit est magnifique. Le soleil joue un peu à cache-cache avec les nuage, mais le décors est sublime. Le nom de cet endroit vient de la ressemblance de certains rochers avec des éléphants. Ce qui est surprenant et vraiment appréciable, c'est que ce pays est tellement grand, éloigné, et plein de merveille naturelles, qu'il est fréquent d'être les seuls à profiter de l'endroit à l'instant T. Le soir nous avons campé dans un parc national perdu, au milieu d'une colonie de kangourous.

Enfin aujourd'hui, nous avons parcouru les 350 derniers kilomètres qui nous séparaient de Perth, la capitale de l'Australie Occidentale. Nous séjournons dans un caravan park pour une semaine. Nous sommes allés faire une tour rapide dans la City, mais c'est encore un peu tôt pour donner des impressions.

Dans un autre registre j'ai eu la mauvaise surprise de me rendre compte qu'un de mes clients n'était pas honnête. Il s'agit du premier client que j'ai trouvé sur Sydney et pour qui je réalisais de petits sites web. Il me doit 290$ depuis plusieurs semaines déjà. Il a toujours mis un certain délais à me payer, mais il semblait être quelqu'un de confiance. Il m'avais déjà dit qu'il avait eu des problèmes par le passé avec des employés malhonnêtes. Et récemment il m'avait annoncé avoir employé un autre développeur pour me décharger de certaines tâches. Au final, il m'a demandé de changer tous les mots de passes de ses sites car selon lui, ce nouveau développeur était lui aussi malhonnête. Tout ça aurait dû m'alerter. Mais finalement, j'ai reçu un email virulent de sa part, dans lequel il dénigre mon travail, et me traite d'escroc qui essaie de le dépouiller. Il se demande comment je peux oser demander encore de l'argent (qui m'est dû!). Au final il me demande de ne plus essayer de la contacter, qu'il ne paiera rien de plus. Il a bien entendu fait changer tous les mots de passes pour que je ne puisse pas interférer dans ses projets. Et pour finir il me menace de contacter la police etles services d'immigrations (je ne vois pas ce qu'il espère, mais bon...) et me dit d'aller en enfer. Brutal ce changement. Enfin bon, ce genre de leçon est parfois utile pour ne plus se faire avoir ensuite. Cela dit je me renseigne pour savoir quels sont mes droits dans un cas pareil, parce que même s'il ne s'agit "que" de 290$, j'ai l'impression que je ne suis pas le premier à qui il fait ça.

Bon aller, place aux photos maintenant :


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Barre à tribord!

06/15/2011

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Dimanche, nous avons pris la route. Le soleil à d’ailleurs fait son grand retour pour nous souhaiter bonne route.

A peine sommes-nous entrés sur l’autoroute, le GPS annonce la couleur : « Dans 285Km, tournez à droite ». Nous nous engageons sur un long trajet, fait d’autoroutes et de longues lignes droites !

1er jour : Adélaïde – Kyancutta
Le paysage change assez rapidement lorsque l’on s’éloigne d’Adélaïde. Il faut dire que là où nous vivions, il y avait surtout des champs. Nous remontons d’abord vers le Nord avant de prendre la direction de l’Ouest. Lors de cette première journée passée sur la route, nous avons la chance de voir notre premier émeu sauvage. Il se cachait juste au bord de la route, et passé la joie d’en voir un en « vrai », on se dit que c’est assez dangereux finalement. Il aurait pu s’avancer sur la route, et il aurait été difficile de l’éviter. Cela dit, nous voyons énormément de carcasses d’animaux sur le bord des routes, principalement des kangourous, mais jamais d’émeus. Le soir, nous nous arrêtons dans le village de Kyancutta. Nous y rencontrons deux couples de personnes âgés qui voyagent en camping-car. Nous avons discuté un peu, et ils nous ont offert un bout de « damper », une sorte de pain traditionnel australien. La particularité de ce pain, c’est qu’ils l’ont fait eux même, sur les braises du feu qu’ils ont allumés. La classe ! Lorsque nous les laissons pour la nuit, ils avaient entrepris de faire cuire un rôti, sur les braises là aussi. Le lendemain matin, ils nous offrent le petit déjeuner, au coin du feu une fois de plus.

2ème jour : Kyancutta – Nullarbor
Pour le deuxième jour, nous nous fixons comme objectif d’atteindre les portes des plaines du Nullarbor. Dis comme ça on dirait un peu une lieu dans le Seigneur des Anneaux ! Au cours de cette longue journée, nous nous arrêtons à Ceduna pour faire le plein. Nous voulons également acheter un jerrycan pour prévenir une éventuelle panne de sèche. Je n’avais jamais vraiment réfléchis où nous allions le mettre, probablement dans le coffre. Mais mes doutes se confirment lorsque je lis les conditions d’utilisations : il ne faut pas le stocker dans un véhicule… Nous n’avons rien pour l’accrocher à l’extérieur. Notre nouvelle stratégie est donc de surveiller les distances entre les stations-services, de faire le plein dès que l’occasion se présente, et d’adopter une conduite souple. A Céduna, on se rend compte que l’on se rapproche du centre du pays, car il y a beaucoup plus d’aborigène qu’aux autres endroits où nous sommes déjà passés.
Cette ville est la dernière digne de ce nom. Après elle, nous ne croisons plus que des hameaux. Puis seulement des « road houses », sorte de stations-services améliorés dans lesquelles ont peu manger, dormir ou camper. Le soir, nous arrivons à Nullarbor. Le silence est étonnant. Tout comme le prix de l’essence ! Presque 2$ le litre ! Je n’avais pas prévu ça… Le lendemain, réveillé de bonne heure, nous sortons dans le froid du désert pour regarder le lever du soleil (ça, c’est fait !).

3ème jour : Nullarbor – Madura
Après le lever du soleil, nous allons faire un tour à Head of Bight. Pour 12$ par personne, nous avons le droit d’approcher une partie de la côte où croisent des baleines. C’est la première fois que nous avons la chance d’en voir. On peut en distinguer plusieurs dans l’eau. Et même une baleine accompagnée de son baleineau ! Magique.
Nous nous lançons ensuite dans la traversée des plaines. Le Nullarbor constitue les plus grandes plaines calcaires du monde, qui étaient autrefois au fond de l’océan. Aujourd’hui c’est un terrain plat, sans arbres, où ne poussent que de petits buissons. Sur la route, nous croisons de nombreux panneaux et avertissement concernant les animaux sauvages que nous sommes susceptibles de croiser. Outre les incontournables kangourous, et les émeus, il nous faut nous méfier d’un animal endémique de l’Australie que j’avais complétement zappé de ma « liste des animaux à observer dans leur milieu naturel » : le dingo. Ce chien sauvage que l’on ne trouve qu’en Australie n’est cependant pas originaire de ce continent. Il aurait été introduit par des peuples d’Asie. Toujours est-il qu’aujourd’hui, les dingos prolifèrent dans l’outback australien. De nombreux messages sont affichés pour demander de ne pas les approcher car ils sont dangereux, et de ne pas les nourrir, pour qu’ils restent sauvages. Afin de protéger les zones plus peuplés et fertiles, les australiens ont construit la « dog fence » (barrière anti chien) qui avec ses 5614Km de long constitue une des plus longues constructions humaines, et la plus longue barrière du monde… Pour notre plus grand bonheur, nous avons eu la chance d’en croiser un ! J’en veux un comme ça moi ! Pour compléter notre bestiaire de la journée, nous avons aussi surpris un wedge-tail eagle (un aigle) énorme en train de manger les restes d’un kangourou qui devait faire sa taille. Mais je n’ai pas eu le temps de le prendre en photo.
Pour camper enfin, nous nous rendons sur un site aménager (c’est-à-dire un site qui propose des toilettes :-) ) à 30km de la road house suivante. Là, c’est vraiment du camping sauvage. Surtout quand on sait les animaux qui rôdent ! Dans les toilettes un message prévient que des araignées vivent dans la fosse sous la cuvette. Sympa.

4ème jour : Madura – Espérance
Nous poursuivons notre voyage rythmé par les passages à la pompes. Ca commence à faire cher, les kilomètres s’accumulent et le prix de l’essence ne semble pas vouloir diminuer. Pendant cette longue journée de route, nous empruntons la plus longue ligne droite d’Australie. Au bout de 100Km, je dois avouer que la lassitude gagne du terrain. Mais le paysage reste assez unique pour rendre le trajet agréable. Au cours de cette traversé, le paysage évoque tour à tour le grand ouest américain, la pampa sud-américaine, ou la savane africaine.
Au moment où j’écris nous avons atteint Esperance, une vraie ville, au bord de la mer. Nous allons y rester demain, pour nous reposer un peu, après avoir parcouru 2300Km, et avant de reprendre la route, le long de la côte.

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On the road again! soon

06/08/2011

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Et bein ! Ca faisait un moment que je n’avais plus rien écris ! J’avais commencé à écrire un article détaillé des deux derniers mois, mais c’est vraiment trop long. Je vais donc faire une version plus synthétique, si vous souhaitez plus de détails, envoyez moi un petit mail ;)

Nous avons donc passé plus de deux mois aux alentours d’Adélaïde, la capitale de l’Australie Méridionale. Plus de deux mois à travailler dans une usine d’oignons et de pommes de terre. Il est maintenant temps pour nous de nous remettre en marche. Nous avions prévu de partir dans deux semaines, pour mettre encore un peu plus d’argent de côté, mais apparemment, il n’y a plus de travail pour nous, et du jour au lendemain, nous nous retrouvons sans emploi… C’est un peu ennuyeux, car nous n’arrivons à mettre de l’argent de côté que depuis quelques semaines, et ces deux dernières semaines de salaires auraient été les bienvenues, car il nous reste encore à payer les réparations sur la voiture. Elle est au garage en ce moment, je suis donc dans l’attente du verdict du mécano ! (EDIT : La mauvaise nouvelle est tombée : freins, démarreur, alignement des roues --> 1100$... Pas cool)
Nous avons mis du temps à économiser car nos débuts ont été assez difficiles. Après une semaine de travail, je me suis cassé le pouce gauche en travaillant avec un pied de biche. J’ai été arrêté deux semaines, en touchant un salaire minimal. Ensuite, c’est Leslie qui a eu des soucis. Tout d’abord une intoxication alimentaire qui nous a fait passer la nuit à l’hôpital et manqué une journée de travail, puis une infection de l’oreille qui lui a déréglé l’oreille interne. A tel point qu’elle n’était plus en mesure de travailler en tant que trieuse de pomme de terre. Chaque fois qu’elle travaillait trop longtemps, le fait de voir les pommes de terre bouger sur les tapis roulant l’étourdissait au point de tomber dans les pommes (…de terres, LOLILOL !!). Au final, elle n’a pas pu travailler pendant plus d’un mois ! Ces manques à gagner ajouter à toutes les dépenses de santé a nettement limité nos capacités d’épargne. Et pour couronner le tout, je dois aussi payer mes impôts en France, ça fait quand même 950$ ce trimestre !
Heureusement pour nous, nous avons travaillé pour finir dans un secteur assez actif, qui nous a permis de récolter de bons salaires. J’ai même touché un salaire de 1300$ en une semaine, en travaillant les jours fériés la semaine de Pâque. Youhou !

Pendant tout ce temps passé ici, nous n’avons pas fait grand-chose à part travailler. Cette région est assez barbante. Nous avons tout de même eu l’occasion de rencontrer pas mal de monde : des français, des belges, des allemands, un chilien, un italien, des taïwanais, et bien sur des australiens… autant dire que maintenant, nous connaissons des gros mots dans toutes les langues !! Nous avons eu tout de même l’occasion de passer une bonne soirée avec nos collègues français pour fêter leur départ. Ils étaient hébergés chez une australienne qui a organiser une tradition australienne pour l’occasion : le « Burn Fire ». En gros, vous accumulez tout ce que vous voulez jeter tout au long de l’année, et un jour, vous faites un tas, et vous y mettez le feu. C’est ainsi que nous avons passé une soirée, dans un ranch perdu, autour d’un feu de canapés géant ! Vraiment sympa !

Je commence vraiment à ressentir un manque gastronomique ici. Il maque bien évidemment plein de choses que l’on mange en France. Mais surtout, tout ici à un goût différent. Les fruits ne sont pas fameux. Les mandarines, ou le raisin, n’ont presque aucun goût. Le jambon à l’air plein d’eau. Pour eux, le fromage se limite souvent au cheddar. Dur pour un français. Et quand veux se faire plaisir en achetant au prix fort un petit bout de brie, c’est souvent une déception. Ça me fait penser à Esteban qui s’était acheté un fromage en boîte de conserve au Cambodge ( : je peux encore me souvenir de l’odeur !!!

En dehors du travail, nous avons eu quelques mésaventures. Quand nous avons voulu tester un nouveau camping, notre site a été le seul à être inondé après des pluies diluviennes. En tentant de changer de site nous nous sommes retrouvé dans une situation assez délicate, à moitié embourbé, sur un chemin en pente. Dans ce même camping, nous sommes un soir rentré du travail en ayant la surprise de voir que notre tente avais disparu et qu’un 4x4 avait pris sa place. Tout ça à cause de l’incompétence de la nana de l’accueil qui ne nous avait pas enregistrés sur le bon site ! Ce soir-là, j’ai dû réinstaller la tente, de nuit, sous la pluie. J’étais heureux. Enfin, toujours autour de ce camping maudit, je me suis fait arréter un matin par la police pour avoir pris un virage trop serré. Et impossible de mettre la main sur mon permis de conduire… Après dix minutes à le chercher partout, le flic a été indulgent et nous a laisser partir. Après m’avoir fait souffler dans le ballon quand même. C’était assez drôle, car quand j’ai coupé le virage, je pouvais voir qu’il n’y avait aucune voiture en face, juste une voiture derrière moi. Et à peine sorti du virage, cette voiture qui me suivait à allumer ses gyrophares… Comme par hasard. Il était 4h40 du matin, il faisait nuit noire, je n’ai donc pas vu que c’était la police…

Nous avons prévu de prendre la route dimanche, direction Perth où nous espérons qu’il fera un peu plus chaud, car ici, on commence sérieusement se les geler. Nous avions prévu de zappé l’Australie Occidentale, mais je n’ai pas envie de louper ça. Ça représente tout de même plus d’un tiers du continent. C’est la zone la plus sauvage et désertique. 2,3 millions d’habitant, dont plus de 85% regroupé autour de Perth. Cet état est tellement sauvage que certain parcs nationaux n’ont été découvert que dans les années 60, voire les années 80 !!! C’est l’état des longues distances. Perth, la capitale, est la grande ville la plus isolée du monde. 2700Km sépare Adélaïde de Perth. Pour les parcourir, nous allons devoir traverser les plaines du Nullarbor, un désert implacable qui tient son nom du fait qu’on y trouve quasiment pas de végétation. C’est ici également que l’on trouve la plus longue route en ligne droite du continent. Près de 150km où l’on peut mettre le pilotage automatique et piqué un somme… Pour rejoindre Darwin, la grande ville du Nord, et grande étape suivante, il nous faudra longer la côte sur plus de 4000Km. Ça c’est de l’aventure ! Ce sera pour moi l’occasion de dépoussiérer mon appareil photo, qui commence vraiment à trouver le temps long.

Voilà pour le news ! Stay tuned !
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Au travail!

04/01/2011

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Les quelques jours que nous avons passé à Adélaïde n’ont pas été mémorables. Il n’a pas fait beau, et j’ai surtout travaillé sur mes sites web. Nous avons obtenu un entretien dans une exploitation agricole pour un job. Nous avons rendez-vous à 9h du matin, à une 30 de kilomètres au nord d’Adélaïde. Nous arrivons à l’heure, on nous fait visiter les lieux, puis on nous informe que l’on sera recontacté sous deux semaines. Ça ne nous arrange pas car ça nous oblige à rester dans le coin. Mais bon, le salaire est de 18,50$ de l’heure, c’est pas mal. Ce n’est pas réellement une ferme, mais plutôt une série de hangars dans lesquelles nous devrons trier des pommes de terre ou des oignons, et transporter les sacs remplis de légumes sur des palettes. Ce n’est pas marrant, mais au moins on est à l’abri du vent.

Après deux jours à glandouiller autour d’Adélaïde, nous décidons de nous faire plaisir et nous partons pour Kangaroo Island. C’est la troisième île d’Australie en termes de superficie (si on considère que l’Australie en elle-même n’est pas une île mais un continent). Pour y aller, nous prenons le ferry. La traversée est rapide, et nous touchons terre en 45min environ. Cependant l’aller est un peu mouvementé. Il y a beaucoup de vague et le bateau tangue fortement. J’ai profité du trajet pour regarder un match de footie à la télé, ce sport typiquement australien, mélange de football et de rugby. Surprenant à première vue, mais pas si mal au fond.

A notre arrivé, nous prenons la direction de Kingscote, la grande ville de l’île. C’est là que nous avons prévu de dormir. Une fois arrivé en ville, je suis quelques panneaux au hasard, et nous tombons sur une des attractions de l’île : le « nourrissage » des pélicans. Le lendemain, nous traversons l’île d’est en ouest. Nous nous arrêtons tout d’abord dans la réserve animalière de Pardana, un des autres spots touristiques du coin. Ce n’est pas très grand, mais nous avons l’occasion d’observer de magnifiques perroquets de toutes les couleurs, dont un qui parle. C’est perturbant d’entendre un oiseau vous dire « Hello ! » avec une voix tout à fait crédible. Les animaux les plus atypiques eux restent cachés : les wombats dorment au fond d’une boîte, les koalas sont blottis derrière des branches, et on ne voit pas le bout du nez d’un échidné… Heureusement, clou du spectacle, nous avons la possibilité d’entrer dans l’enclos des kangourous pour les nourrir. Et voilà, caresser un kangourou, c’est fait !

Après ça, nous entrons dans le Flinders National Park qui s’étend à l’extrême ouest de l’île. Nous tentons tout d’abord notre chance sur un sentier de randonnée menant à des étangs où vivent des ornithorynques, mais après 1h30 de marche nous revenons bredouilles.

Destination suivante : Les « rochers remarquables ». Ce site doit son nom à son dôme rocheux surmonté de rochers aux formes étranges. D’autant plus surprenant qu’il y a rien de similaire aux alentour. C’est comme souvent le résultat de l’activité volcanique passée. Par chance, le temps devient plus clément. Depuis le matin, ciel gris et pluie fine sont de la partie, mais les nuages s’en vont petit à petit. Tout comme les touristes ! A notre arrivée, une trentaine de personnes flânaient près des rochers. Heureusement, leur bus s’en allant au moment de notre arrivée, ils nous ont laissé le loisir d’observé les rochers en toute tranquillité.

Prochaine étape : Admirals Arch. Là on ne sait pas à quoi s’attendre, si ce n’est qu’on est sensé y voir des otaries. Nous rejoignons un sentier, qui longe les falaises. C’est très joli, et on a en effet le plaisir de voir des otaries prendre le soleil étalées sur les rochers, pas du tout perturbées par la violence des vagues qui s’écrasent à côté d’elles. Nous suivons le sentier, descendons un escalier, pour nous retrouver face à l’Admirals Arch, une grande arche naturelle creusée dans la falaise. C’est vraiment impressionnant à voir surtout quand on ne s’y attend pas. En fait, lorsque l’on marche sur le sentier, on traverse l’arche sans le savoir. Sous l’arche, qui ressemble vraiment à un décor digne de « pirates des caraïbes », nous observons de nouveau des otaries dans leur milieu naturel.

Le soir, nous dormons dans un camping tenus par des français. Et bonne surprise, c’est une zone à koalas. Il y a justement une petite famille qui squatte le camping depuis deux jours. Nous voyons donc nos premiers koalas en liberté. Une maman et son piti bébé (^_^).  Voir des koalas, c’est fait !

Pour notre dernière journée sur l’île nous prenons la direction de « Little Sahara ». Une sorte de mini désert, avec de grandes dunes de sables, où certains viennent faire du « surf des sables ». Pour y aller nous devons emprunter une route de terre en très mauvaise état, mais ça valait le coup, l’endroit est vraiment atypique. Et très calme ! Leslie et moi pouvons discuter en chuchotant en étant séparant de 100 bons mètres ! Après le désert, la plage de Vivonne Bay, réputé comme étant l’une des plus belles d’Australie. Nous ne sommes pas vraiment convaincus mais ça reste joli.

Pour finir, nous allons visiter une exploitation apicole. Les abeilles sont des habitantes particulièrement célèbre de Kangaroo Island. Contrairement aux kangourous et aux koalas, elles ne font pas parti des espèces endémiques de l’île. Elles y ont été introduites à la fin du 19e siècle par un apiculteur allemand qui a fait venir 12 ruches d’abeille ligurienne d’Italie. Aujourd’hui, toutes les abeilles que l’on trouve ici sont les descendantes de ces 12 ruches. Ce qui fait de l’ile Kangourou, le seul endroit au monde où l’on trouve une race d’abeille ligurienne pure. Et pour préserver cette particularité, les autorités ont mis en place un embargo sur les abeilles et les produits apicoles. La ferme est sympathiques, nous y goutons du miel et en achetons un petit pot. Ce qui est plus mémorable c’est la route pour y arriver. L’exploitation se trouve à peu près au milieu de nulle part. Et seules des routes de terres permettent de s’y rendre. Mais les jours précédents ont été pluvieux, et les routes sont détériorées. De plus, le GPS ne capte rien ici, nous devons utilisés les bonnes vieilles cartes routières. Proche de l’arrivé, nous nous engageons sur une des dernières routes. Il fait chaud, et je vois des mirages au loin sur la route, comme si il y avait des flaques. Au bout de 15 minutes de route, je vois un de ces mirages. Je continu à rouler en me disant « il est gros ce mirage ». Puis « c’est marrant que même quand je m’approche, il ne disparait pas ». Finalement je dois me rendre à l’évidence, ce n’est pas un mirage, il y a belle et bien une énorme flaque qui recouvre toute le route, et nous empêche d’aller plus loin. Nous sommes obligés de faire demi-tour et d’entreprendre un détour pour arriver à destinations.

Il reste un dernier site touristique que nous ne visitons pas. C’est une baie où l’on peut observer des otaries. Mais l’entrée est payante, nous avons suffisamment dépensé d’argent, et nous avons déjà vu ces animaux la veille, gratuitement ! Nous avons en réalité vu pas mal d’animaux le long des routes. Quelques échidnés, (voir des échidnés, c’est fait), mais surtout beaucoup de carcasses. Même un petit pingouin mort sur la plage. J’aurais vraiment préféré le voir debout celui-là…

Nous prenons finalement le ferry. Il prend du retard et quand nous arrivons sur le continent, il fait déjà nuit. Nous avons pas mal de route à faire jusqu’à notre point de chute, un camping gratuit. Le début de la route est Ok, il y a des lampadaires et des réflecteurs un peu partout, mais ça se gâte assez vite. Nous devons traverser la campagne, et  là c’est le noir total. Les pleins phares n’éclairent pas de façon sensationnelle, et les virages se succèdent. Heureusement, le GPS me sert de copilote, et je peux anticiper les virages en regardant sa carte. Pour me compliquer encore un peu la tâche, nous traversons d’épaisses nappes de brouillard qui m’oblige à rouler tout doucement tellement on ne voit rien dans cette purée de pois. Au final, nous arrivons sans problème… Juste un peu stressés.

Le lendemain, à tout hasard, je téléphone à l’endroit où nous avons postulé pour travailler une semaine auparavant. Et bingo ! Ils ont du travail pour nous ! Nous commençons dès le lendemain. Pour notre première journée, Leslie est affecté au triage des pommes de terre, un travail généralement réservé aux filles. Pour ma part, on m’envoi dans un premier temps dans le service où l’on démonte et réparer les palettes et autres box cassés. Plutôt sympa. Mais finalement, je suis rapidement envoyé dans un autre service, car mes horaires mes horaires n’auraient pas coïncidées avec celles des Leslie. Pour ma première journée, je soulève les sacs de pommes de terre de 10kg pour les empiler sur des palettes. Pas passionnant mais ça paye, c’est l’essentiel.

Nous espérons pourvoir rester quelques temps ici, plusieurs mois en réalité, pour pouvoir nous remplir un peu les poches pour la fin du voyage, et nous donner la possibilité de prolonger notre visa si l’envie nous prend. Le blog risque donc de devenir moins intéressant les prochaines semaines, mais on vous tiendra tout de même au courant !

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Wahou la Great Ocean Road!

03/18/2011

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Quoi de neuf depuis mon dernier article ? Vous voulez savoir ? Allez c’est parti.

Nous avons repris la route sur la Great Ocean Road. La première partie de la route m’avait laissé une bonne impression. Mais la seconde nous a tout simplement coupé le souffle. Des paysages incroyables, des couleurs et une lumière magnifique… Je vais m’arrêter là, je crois que les photos parlent d’elles même.

Le lendemain, nous avons eu un ennui mécanique. La batterie nous a lâchées. Elle nous pose quelques problèmes depuis le début, mais cette fois ci, elle est à sec. Second problème, nous barre pare-buffle est trop près de notre capot pour que nous puissions l’ouvrir. Quelqu’un nous a probablement percutés pendant que le van était garé quelque part, car il était possible de l’ouvrir auparavant. Nous avons demandé de l’aide aux garages du coin qui nous ont gentiment renvoyer chez leurs concurrents. Nous avons donc appelé le service d’assistance auquel nous avons souscrit avant de partir. En moins d’une heure, quelqu’un arrive, ouvre le capot en forçant, et nous vend une batterie neuve. Nous préférons prendre une batterie neuve pour ne pas avoir trop de problème par la suite car de longs trajets nous attendent. Ça ne nous arrange cependant pas car nos finances sont en chute libre. Il sera grand temps de trouver du travail à Adélaïde. La batterie est changée, mais le pare-buffle reste un problème que nous devrons probablement réglé avant de revendre le van.

Nous sommes ensuite entrés dans le South Australia, notre troisième état. Nous avons passé notre première nuit au Mont Schank, un ancien volcan. Après plus de 300 marches d’ascension, on peut observer son cratère. Par contre, il fait toujours aussi frais et un vent glacial souffle sans discontinuer. Au coucher du soleil nous avons vu passer un groupe de kangourous.

J’ai passé un arrangement avec un de mes clients qui souhaiterait me voir travailler plus rapidement sur ces projets. Il va donc nous payer deux nuits d’auberges en chambre privée, pour que je puisse travailler dans de bonnes conditions ! Pour cela, nous devons rejoindre la ville d’Adélaïde samedi matin. Nous prenons donc la route du nord. Premier étape : le lac bleu du mont Gambier. Un lac bleu, à priori rien d’étonnant. Mais une fois devant c’est assez surprenant. Le lac est bleu en effet, mais un bleu très profond, qui n’a rien à voir avec ce que j’avais pu voir auparavant. On dirait un lac d’encre. Sur le rivage, la profondeur diminuant, l’eau prend une couleur turquoise. Vraiment très joli à voir. Ce lac est d’autant plus étonnant que les lacs alentours sont tout à fait normaux…

Le début de la côte vers Adélaïde est magnifique. Nous nous sommes arrêtés à Beachport et Robe, et là encore le décor ne nous déçoit pas. Dommage que le vent soit toujours si glacé.

Enfin aujourd’hui, nous avons pas mal roulé sur une route totalement sans intérêt, jusqu’à ce que l’on arrive dans une zone où l’on trouve des lacs rose cette fois ! Ce sont des lacs salés. Malheureusement pour nous, les lacs étaient presque à sec et l’effet faible à l’œil nue ne rend pas vraiment sur les photos. Pour prendre ces photos, je me suis avancé sur la partie sèche du lac. Le sol a l’air mou mais suffisamment solide pour que je ne voie rien venir. En revenant vers la voiture, j’ai mis le pied au mauvaise endroit et je me suis instantanément enfoncé de 20 bon centimètre dans de la vase noire, collante et nauséabonde. Mes Nike sont complètement Nik « ée ».

Pour finir la journée, nous avons pris l’autoroute jusqu’à ce que nous croisions une rivière. Il nous aura fallu au moins un quart d’heure pour la traverser. Pourquoi ? Et bien parce que les australiens n’ont pas jugé bon de construire un pont. Pour traverser nous devons emprunter une barge mobile, tirée par des câbles. Ça a un côté amusant et un peu vieillot comme technique. Ça me fait penser à la mythologie grecque où l’opérateur de la barge tiendrait le rôle de Charon nous faisant traverser le Styx. Heureusement pour nous de l’autre côté ne nous attendent pas les enfers mais juste la suite de l’autoroute. Pas très rapide pour le coup cette autoroute.

Demain nous explorerons les alentours d’Adélaïde et nous serons dans la capitale du South Australia ce Samedi.

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